Savourez le style unique des vêtements masculins des années 1920
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Savourez le style unique des vêtements masculins des années 1920

Victor 11/06/2026 04:35 10 min de lecture

Une synthèse globale

  • Costumes rétro 1920 : Le costume trois-pièces en tweed ou flanelle, avec veste à revers en pointe et coupe ajustée, était l’élément central du vestiaire masculin.
  • Pantalons taille haute : Caractérisés par une taille montante et des jambes larges, ils se portaient obligatoirement avec des bretelles à boutons, jamais de ceinture.
  • Hats fedora : Le chapeau, indispensable, signalait le statut social — Fedora pour l’homme élégant, Flat Cap pour le style sportif ou ouvrier.
  • Vêtements de soirée hommes : Le tuxedo noir avec nœud papillon, chemise plastronnée et boutonnière fraîche était de rigueur pour les occasions formelles.
  • Accessoires vintage : Montre à gousset, chaussures Oxford ou Spectator bicolores et pinces à col accompagnaient la tenue avec fonction et élégance.

Vous rêvez d’incarner l’élégance sophistiquée des gentlemen des années 1920, sans pour autant ressembler à un acteur déguisé pour une pièce de théâtre d’amateurs ? Le style masculin de cette décennie ne se limite pas à un pantalon trop large et un chapeau posé de travers. Il repose sur une alchimie précise entre coupe, matière, accessoires et port. Maîtriser ce vestiaire, c’est comprendre une époque où chaque détail parlait de statut, de raffinement, et d’une certaine manière de se tenir dans le monde.

Les pièces maîtresses du vestiaire masculin des années folles

Le costume trois-pièces n’était pas une option, c’était la règle d’or. Et parmi les tissus les plus prisés, le tweed occupait une place de choix, particulièrement en hiver. Lourd, texturé, souvent tissé en herringbone ou en prince-de-galles, ce tissage en chevron apportait du relief et de la structure à la silhouette. La veste, taillée avec des revers en pointe, s’ajustait au niveau des hanches sans être trop serrée, laissant respirer les formes tout en affirmant une présence. Le gilet, ou waistcoat, n’était pas qu’un simple complément : il prolongeait la tenue, maintenait le torse et offrait une opportunité de jouer avec les motifs ou les couleurs, tout en respectant une harmonie globale.

La laine vierge était privilégiée pour sa qualité, sa chaleur naturelle et son tombé élégant. On évitait les matières synthétiques, bien sûr, mais aussi les laines trop fines ou trop lisses. L’objectif ? Une tenue qui durait, qui vieillissait bien, et qui portait la marque d’un savoir-faire artisanal. La coupe ajustée historique visait à allonger la silhouette : épaules naturelles, taille marquée, et longueur de veste modérée. Ce n’était pas du sur mesure à chaque fois, mais les meilleurs tailleurs s’assuraient d’un ajustement précis, parfois renforcé par une boutonnière haute, discrètement visible sous le revers.

Le costume trois-pièces en tweed et textures lourdes

Pour ceux qui souhaitent s’approcher d’une authenticité tout en gardant un confort moderne, l’idéal est de privilégier des pièces conçues avec des coupes fidèles à l’époque mais en tissus respirants. C’est là qu’un bon sourcing devient crucial. Certaines marques spécialisées redessinent fidèlement les silhouettes d’antan sans sacrifier le confort. Pour dénicher des pièces d’exception et peaufiner votre garde-robe rétro, vous pouvez consulter le catalogue de candicecouture.fr.

L’indispensable pantalon à taille haute

Le pantalon des années 1920 se distingue d’abord par sa taille haute, qui monte bien au-dessus du nombril. Cette caractéristique n’était pas une question de mode capricieuse, mais une norme vestimentaire stricte. Elle servait à allonger la jambe et à créer une ligne verticale fluide, surtout lorsque les bretelles étaient portées. Et oui : les ceintures, elles, étaient loin d’être omniprésentes. Les bretelles à boutons étaient la norme, intégrées directement à la doublure du pantalon, elles assuraient un maintien optimal sans comprimer la taille.

Les jambes étaient larges, parfois presque tombantes au début de la décennie, avant de se resserrer légèrement vers la fin des années 20. Les revers en bas du pantalon, ou cuffs, ajoutaient du poids et du style. On les retrouvait surtout sur les tenues de ville ou les costumes de sortie. Le tissu suivait celui de la veste, en flanelle grise, en serge marine ou en tweed à carreaux discrets. L’important était l’uniformité du trois-pièces, symbole d’un homme bien mis, soucieux de l’harmonie.

  • Coupe: Taille haute, jambes larges, revers en bas
  • Fixation: Bretelles à boutons, jamais de ceinture visible
  • Tissus: Flanelle, tweed, serge – jamais de stretch ou de denim
  • Détail: Poche ticket (petite poche au-dessus de la poche droite)
  • Harmonie: Même tissu pour veste, gilet et pantalon

Accessoiriser sa tenue pour affirmer son rang social

Dans les années 1920, un homme n’était pas considéré comme habillé s’il sortait tête nue. C’était une règle de bienséance absolue. Le chapeau n’était pas un accessoire de circonstance, mais un élément central de l’apparence. Il signalait le statut, l’occasion, ou simplement le quartier d’où l’on venait. Le Fedora, avec sa calotte creusée et son galon en ruban, était le chapeau de l’homme de ville, du businessman ou du dandy. Porté légèrement incliné, il ajoutait une touche de mystère et d’assurance. Le Trilby, plus étroit et aux bords plus courts, était plus informel, mais tout aussi emblématique.

Pour les milieux ouvriers ou les amateurs de sport, la casquette Flat Cap en tweed ou en velours était le choix naturel. Elle évoque aujourd’hui encore l’image du joueur de golf ou du bookmaker des courses hippiques. Fabriquée dans des matières solides, elle s’adaptait aussi bien à une promenade en bord de mer qu’à une partie de cricket. Le choix du chapeau dépendait donc autant du contexte social que du goût personnel. Et attention : porter son chapeau à l’intérieur ? Impensable. Seuls les lieux publics comme les gares ou les rues autorisaient cette pratique.

Du Fedora à la casquette Flat Cap

Le chapeau se devait d’être entretenu. Un feutre froissé ou poussiéreux trahissait un manque de tenue. On le brossait régulièrement, on le rangeait soigneusement. Il était souvent assorti au costume, ou du moins dans une tonalité complémentaire. Un costume gris pouvait porter un Fedora anthracite, tandis qu’un complet marron s’accordait à un chapeau en velours côtelé de la même famille chromatique.

Chaussures Oxford et richelieus bicolores

Les chaussures étaient tout aussi parlantes. Les Oxford, sobres et élégantes, dominaient en milieu formel. Mais c’est la montée en puissance des Spectator Shoes qui marqua véritablement la décennie. Ces richelieus bicolores, généralement en cuir noir et blanc, étaient le symbole d’un style sportif, voire un peu audacieux. Le contraste net entre les deux couleurs tranchait avec la sobriété habituelle des tenues masculines, et dénotait une certaine aisance, une volonté de se démarquer sans vulgarité.

Ces chaussures étaient particulièrement populaires à Londres et à Paris, dans les cercles sportifs ou parmi les jeunes dandys. Le blanc, souvent sur le dessus et les côtés, était réalisé en cuir de veau ou en daim, tandis que le noir couvrait la tige et la semelle. L’entretien était crucial : un cuir blanc mal entretenu ruinait l’effet. On les portait avec des chaussettes montantes, souvent rayées ou en laine fine, pour éviter toute impudeur vestimentaire.

  • Formel: Oxford noires à lacets fermés
  • Semi-formel: Derby ou richelieu en cuir marron
  • Stylé: Spectator Shoes noir et blanc
  • Été: Espadrilles en toile et corde, parfois avec semelle en cuir
  • Détail: Chaussettes montantes, jamais visibles en bas de revers

Choisir sa tenue selon l’occasion : guide des styles

La mode masculine des années 1920 ne se résumait pas à un seul look. Elle variait profondément selon le contexte, l’heure de la journée, et le statut social. Un homme pouvait porter plusieurs tenues différentes en une seule journée, chacune respectant un code précis. Du bureau aux soirées jazz, en passant par le week-end à la campagne, chaque situation avait son uniforme.

Tenue de jour versus habit de soirée

Le matin, l’homme d’affaires optait pour un costume sobre, en gris anthracite ou bleu marine, souvent en flanelle. La chemise était blanche, à col rigide amovible. Ce col, parfois appelé col club, était remplacé en fin de journée ou selon l’usure. La cravate, en soie, était étroite, à motifs discrets : rayures fines, pois ou damiers. L’accessoire incontournable ? La montre à gousset, glissée dans la poche du gilet, reliée à une chaîne en métal ou en argent.

Le soir, tout changeait. Pour les événements formels, on passait au tuxedo, ou smoking. La veste, en satin ou en soie sur les revers, était noire ou parfois bleu nuit. Le pantalon, rayé finement, était porté avec des bretelles. La chemise devenait plastronnée, c’est-à-dire renforcée au niveau de la poitrine par un pan rigide, souvent amidonné. Le nœud papillon noir était obligatoire, jamais noué à l’avance, et toujours fait à la main. Une boutonnière fraîche, souvent une œillette de gardénia, ornait le revers gauche.

Contexte Pièce phare Matières conseillées Accessoire obligatoire
Travail / Ville Costume trois-pièces Flanelle, tweed, serge Chapeau (Fedora ou Homburg)
Soirée de gala Tuxedo ou habit Satin, soie, laine fine Nœud papillon noir + montre à gousset
Week-end / Sport Blazer croisé Velours côtelé, coton, laine légère Casquette Flat Cap ou panama

Questions les plus posées

Pourquoi porte-t-on souvent des pinces à col sur les photos d’époque ?

Les cols amovibles, souvent raides et amidonnés, pouvaient se décoller ou bouger avec les mouvements. Les pinces à col, discrètes mais fonctionnelles, servaient à maintenir le col de la chemise fermement attaché au revers du gilet ou de la veste, assurant un maintien impeccable tout au long de la journée.

Le style Peaky Blinders est-il vraiment fidèle à 1920 ?

La série s’inspire fortement de l’esthétique des années 1920, notamment via les flat caps, les longs manteaux et les costards croisés. Cependant, elle prend des libertés stylistiques : les coupes sont modernisées, les tissus plus lisses, et les coiffures plus travaillées qu’à l’époque, ce qui donne un look hybride, entre authenticité et dramaturgie.

Quelles sont les garanties d’authenticité lors de l’achat d’un costume vintage ?

Un costume d’époque doit présenter des signes de fabrication traditionnelle : boutonnières faites main, doublure en soie, étiquettes de maison de couture ou de tailleur d’époque. On examine aussi les points de couture, la forme des épaules et la hauteur de la taille. Mieux vaut acheter auprès de revendeurs spécialisés ou de collectionneurs avertis.

Comment adapter le costume 1920 au confort moderne ?

On peut garder les codes vestimentaires – taille haute, gilet, chapeau – tout en optant pour des tissus respirants, des doublures légères ou des chaussures avec semelle amortie. L’essentiel est de respecter la silhouette d’ensemble, sans sacrifier trop de praticité pour la pure forme.

Faut-il absolument porter des bretelles avec un pantalon à taille haute ?

Oui, si l’on vise l’authenticité. Les bretelles étaient la norme, car elles maintiennent le pantalon sans plisser la chemise. Les ceintures étaient peu courantes et réservées à des tenues décontractées ou de travail. Porter une ceinture avec un costume trois-pièces d’inspiration 1920 casserait l’harmonie visuelle.

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